AGNES GUYENNON ECRIT

NAISSANCE

Un matin, alors que la lumière du jour s'ébrouait

Fraîchement là, encore fragile,

 elle naissait à mon regard.

Quand le soleil monta au-delà de l'horizon

Lentement, elle s'étira

encore perlée de la rosée humide

Craignant les baisers gelés et

 les seins de glace de la lune rousse.

Ce ne fut qu'après

que le soleil se fut hissé à son zénith

Etendant enfin le feu de sa chaleur et de sa radiance

Qu'elle se sentit remplie d'une vigueur

nouvelle et instable.

Lorsque le soleil glissa à l'horizon

Suivant la voûte du nadir tout s'apaisa en elle,

Elle ressentit une densité à la fois pleine et sereine

Irradier à l'intérieure de ses veines verdoyantes.

Un rayon la caressa

.

 



Article ajouté le 2008-11-20 , consulté 20 fois

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